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À la suite de la récente expertise du Dr Robert sur le cas de la maison Hamilton, il m'apparaît intéressant de revenir ici sur quelques concepts fondamentaux de la science spirite, en distinguant les caractéristiques de la transe médiumnique, qui s'avèrent fréquemment galvaudées et confondues les unes avec les autres. Aussi consacrerons-nous le présent article à ce qui constitue d'entrée de jeu le jet le plus palpable de toute manifestation de cet ordre, soit le voile téléplasmique. Mettons-nous donc en contexte: un médium - physique ou purement psychique- atteint un EMC [i.e. un état modifié de conscience], marqué par une température ambiante se refroidissant, la présence d'ozone dans l'atmosphère, autant que par le senti d'une énergie cinétique latente. C'est souvent à cet instant que se forme peu à peu un ectoplasme. En fait, ce que les spirites nomment ainsi, c'est un flux énergétique émanant en apparence du corps physique du médium (quoiqu'il serait plus juste ici de se référer à son corps éthérique), lequel flux attise, collige, en s'extensionnant à partir des doigts, des narines, de la bouche du sujet, tout ce qu'il rencontre sur son chemin (poussières, cheveux, poils en suspension dans l'air, de même que des fibres, grains d'amidon, bactéries en dépôt sur les vêtements du médium..), donnant ainsi la saisissante impression d'une absconse matérialisation ayant fréquemment une vague allure humaine, et se concevant d'un point de vue scientifique comme étant une projection organique littérale de la pensée de l'individu en transe. Car il ne faut pas se leurrer: la vision tristement scientifique de ces phénomènes Ô combien fascinants se résume justement à cette constatation, à savoir que ledit médium exerce sciemment -de et par lui-même donc- un contrôle sur la génération ectoplasmique en présence, sous-entendant qu'elle peut ainsi s'avérer manipulée par ce dernier, et non plus être le pur substrat d'une entité qui chercherait à se faire voir ou entendre. La richesse incommensurable de notre dimension spirituelle, transcendante, est subséquemment simplifiée à un stade d'égocentrisme humain et à une simple occurrence aisément explicable par la physique contemporaine. Comparée à ceci, la grandeur de notre existence transcendante devient épouvantablement prosaïque, n'est-ce pas ! Et pourtant, l'observation d'un tel phénomène ne constitue t-elle pas plutôt le chaînon manquant entre la Métaphysique et la Physique ? Car en admettant que le fruste constat scientifique de la situation ait un raison d'être, force est tout de même d'admettre que nous avons affaire à une faculté de l'esprit nettement hors de notre entendement: la Psychokinésie / Télékinésie, se voulant résolument une application concrète des potentialités insoupçonnées de notre esprit. Mais si au contraire, nous consentons un certain bénéfice du doute au porteur, et restituons son intégrité au médium, cela confirme potentiellement l'existence du Bas astral, du Haut astral, de la manière même avec laquelle Freud a procédée afin de démontrer la réalité d'influence de l'Inconscient, c'est-à-dire indirectement. On ne peut certes pas mettre l'Inconscient sous un microscope, pas plus que l'on ne saurait faire de même avec un ectoplasme. Toutefois, si l'on ne peut prouver s-c-i-e-n-t-i-f-i-q-u-e-m-e-n-t son occurrence existentielle, on ne peut conséquemment pas la réfuter du même élan, puisque cela reviendrait alors à dire que nous assistons à une manifestation pour laquelle la science n'a aucune explication.. Et ceci est scientifiquement i-n-a-d-m-i-s-s-i-b-l-e. |