Le Complexe de la Captivité corporellepar Yuki Zei, étudiante de 1er cycleCopyright 2002 by ICMU. Tous droits réservés.
Après avoir discuté avec cet extraordinaire mentor qu'est le professeur Robert de l'Institut Clinique, qui m'a lui-même convaincu de la nécessité de reprendre l'échange que nous avions sous une forme d'article, je me permets ainsi de vous proposer une réflexion sur ce qui arrive à l'Esprit une fois que le corps a cessé de vivre.. Bien entendu, fort de sa réserve résiduelle d'énergie éthérique, celui-ci entreprend donc son cheminement de retour vers la Gouve, là où nous attend notre Âme éternelle..
La première sphère subtile qui sera sur son chemin sera celle de l'Astral, c'est-à-dire cette zone-siège des émotions . Comme vous le savez, cette même sphère se subdivise en deux factions distinctes: le Bas et le Haut astral. Et la problématique dont j'entends parler ici concerne le Bas astral, qui parallélise de tellement près notre propre monde terrestre. Car il ne faut pas se le cacher, pour reprendre notre propos initial, il doit être extrêmement déconcertant pour l'Esprit délaissant le corps physique, de se retrouver dans un tel état de fluidité essencielle.
Les paramètres de reconnaissance n'étant plus ceux que l'on était habitués d'utiliser, le choc transitionnel et l'inconnu qui s'imposent ainsi brutalement à nous doivent être tels qu'il est alors nettement plus rassurant de demeurer à proximité de ce que l'on connaît, donc de demeurer tout près du monde physique. De là découle cette zone trouble dite du Bas astral, soit là où maints esprits, s'égarent, s'attardent, se perdent littéralement, se laissant piéger de vicieuse façon par cette nostalgie de leur incarnation terrestre, perdant ainsi carrément de vue la nécessité de poursuivre leur ascension vers la lumière, ou à tout le moins vers le Haut astral ..
Ce n'est donc pas pour rien que l'on qualifie les entités que l'on retrouve dans cette basse zone d'élémentaires dérangeants et peu évolués, justement parce qu'ils s'obstinent à suivre la vie des humains sans réaliser qu'eux-mêmes sont manifestement appelés à aller plus haut. C'est véritablement là que l'on retrouve ce complexe qualifié de Captivité corporelle par le Dr Robert. Et l'intérêt de cette hypothèse s'en trouve confirmé du fait qu'elle esquisse du même coup une explication probante quant à l'impossibilité de préciser le laps de temps exact qui s'écoule entre chacune de nos incarnations.. Car en effet, on ne saurait paramétrer avec précision cette donnée, puisqu'elle est propre à chacun des esprits
que notre Âme extensionne dans un corps physique, d'où le fait qu'avant de rejoindre la dimension atmique, un esprit aura tout le loisir d'errer dans l'astral, à la recherche des caractères de l'incarnation qui vient tout juste de s'éteindre sur le plan terrestre, empêchant du même coup toute nouvelle incarnation de l'Âme..
On fait donc à tort tout un plat de notre cheminement terrestre d'ici-bas ! Il convient subséquemment de remettre à présent les pendules à l'heure. Non pas que ce cheminement soit de peu d'importance, non ! Mais bien plutôt parce qu'apparemment, l'ascension qui fait suite à notre mort physique, à notre décès au terme d'une incarnation, semble être en elle-même truffée d'expériences évolutives supplémentaires, non moins empreintes d'émotivité, puisque dans l'Astral. Le monde physique n'est donc pas la finalité in per se de notre incarnation sur cette planète; l'essence même de ce que nous sommes ne sera close qu'en rejoignant notre Âme là-haut, poursuivant
dans l'intervalle sa croissance dans l'invisible, toujours sous l'identité de qui nous étions ici-bas..
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