par Dr Richard L. Robert, Ph.D., Professeur titulaireCopyright 2001 by R.L. Robert & ICMU.Je sais, je sais.. Les puristes vont me dire: 'Mais comment pouvez-vous oser apparier les mots scientifique et Métaphysique à l'intérieur du titre de ce billet ? Depuis quand spiritualité et rationalisme peuvent-ils cohabiter pacifiquement au sein de notre belle communauté évoluée du 21ème siècle (!) ?'. Effectivement, de prime abord, cela peut très certainement paraître paradoxal, sauf que si l'on s'en remet à la définition même du premier terme, l'éclairage se précise: scientifique signifie 'qui est conforme aux exigences d'objectivité, de précision, de méthode des sciences..'. Vous l'aurez donc deviné: ce que je vais chercher à mettre en exergue ici , c'est l'indispensable rigueur qui se doit d'aller de pair avec l'enseignement de la Métaphysique, autant qu'avec sa pratique, mais en nuançant le tout dans une perspective humaine des choses. Un article, paru récemment dans une revue québécoise, rapportait l'extraordinaire guérison d'une jeune canadienne [Sherry Abbott] atteinte d'une forme rare de cancer. Officiellement -bien entendu !- sa fabuleuse rémission est dûe aux excellents (...) soins médicaux qu'on lui a prodigués [son médecin traitant ayant jeté l'éponge..], mais officieusement, c'est bien plutôt par la relaxation, la méditation et la visualisation qu'elle s'en est elle-même sortie.. 'J'imaginais de petits singes blancs avec, à la place des yeux, des rayons infrarouges [...] qui parcouraient mon corps en détruisant au passage les cellules anormales'.
De là découle un fait indéniable: de plus en plus, chaque jour, des témoignages semblables abondent des quatre coins du continent, et même de la planète. Des témoignages qui confirment le bien-fondé de pratiques métaphysiques millénaires dans le traitement de maladies graves, mortelles. 'On m'avait dit que je ne verrais pas le nouvel an' ajoute Mme Abbott, en précisant que c'était il y a douze ans..
Le reproche principal que l'on adresse à notre champ d'activité est d'être beaucoup plus un Art qu'une Science; car autant la seconde peut être déduite méthodiquement par l'observation répétée, vérifiée fois après fois dans ses manifestations, autant le premier dépend plutôt authentiquement de l'inspiration de celui qui l'exerce. Sauf que le fait -pour la Métaphysique- de ne pouvoir reproduire coup sur coup ses applications prodigieuses ne dépend aucunement de la solidité de son fondement -loin de là !- mais bien plus de la foi de la personne qui la pratique. Et qui dit foi dit surtout qualité du contact personnel avec le Transcendant.
Et à quoi cela nous amène t-il ? À ceci: que la foi présidant à tout travail métaphysique se veut en fait un acte de responsabilisation totale, d'acceptation inconditionnelle de notre condition éphémère. Qu'on y pense: le fait de s'en remettre à des soins de santé qui nous sont extérieurement prodigués [médication, hospitalisation physique, observation et examens corporels] suggère une carence dans la perception de ce que l'on est intrinsèquement, un refus implicite de se responsabiliser face à notre destin, du fait que nous nous sommes laissés aller au point de demander à autrui [=extérieur] de nous sauver, puisque la maladie n'est rien d'autre que l'expression d'une somatisation émanant de l'esprit tourmenté pour mieux aller choir sur le corps, qu'elle ternit du même élan. En s'assumant conséquemment par une foi sans faille, les êtres que nous sommes sont donc habilités à venir à bout de tout mal frappant la frêle enveloppe physique que nous habitons. Au risque de nous répéter, c'est véritablement dans la qualité d'expression de cette foi que réside le solutionnement de tous nos problèmes. Une foi exemplaire n'a aucunement besoin d'être validée scientifiquement: les résultats parlent d'eux-mêmes. Et c'est exactement là ce que Sherry Abbott a démontré en acceptant sa maladie pour ce qu'elle était [soit un avertissement que son rythme de vie effréné stressait dangereusement son intériorité], se remettant radicalement en cause, afin de mieux revenir à l'essentiel, c'est-à-dire au soin minutieux qu'il faut accorder à sa relation personnelle avec l'Éternel, la Base même de tout ressourcement. En ce sens, la Science se doit de faire preuve d'humilité en la matière: car à ce jour, elle se contente d'expliquer uniquement ce qui est du ressort physique de notre existence, éludant poliment tout ce qui ne se voit pas à l'oeil nu, sous prétexte que s'il ne se trouve rien à observer concrètement, c'est donc qu'il n'y a là rien à comprendre rationnellement.. Et nous savons tous pourtant que ce qui est du domaine de l'invisible dans l'univers occupe autrement plus d'espace que ce que nous en percevons matériellement. Ne serait-ce que pour cela, cette immensité ne vaut-elle pas -en soi- une considération minimale ? Autant que ses potentialités latentes, qui n'ont d'égales que l'infini de son rayonnement..
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