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Devant la quantité sans cesse croissante de nouvelles approches thérapeutiques, on ne peut s'empêcher de se questionner : en effet, celles-ci sonnent parfois tellement comme des néologismes poussés à la limite du bon sens, qu'à la seule écoute de leur consonance, il s'avère difficile de leur concéder quelque crédibilité que ce soit, et ce en dépit de notre ouverture personnelle. Plusieurs de ces dernières combinent même adroitement des préfixes et suffixes de sens métaphysique, étymologiquement plausibles même, dans l'espoir de se doter d'une allure scientifique autant que d'une appellation qui soit frappante : que l'on pense à la célèbre scientologie (science-ologie} de L. Ron Hubbard pour s'en convaincre.. Nous rencontrons ainsi fréquemment des spirito-thérapies, de même que des appellations méga-médecinales. Le fait est que moult praticiens plus ou moins soucieux d'éthique et de probité cherchent désespérément à se faire génies-créateurs d'approches inédites et révolutionnaires, sans nécessairement avoir fait leurs preuves d'une manière cliniquement et théoriquement fondée. Loin de nous, donc, l'idée de rajouter à un telle Tour de Babel thérapique ! Cependant, dans cette même veine, qu'il nous soit permis de simplement pointer que s'il y a des disciplines qui cohabitent déjà harmonieusement ensemble depuis tout près d'un siècle, et ce d'une façon discrète mais non moins réussie, ce sont bien la Psychanalyse et l'Hypnose en un tout thérapeutique justement renommé HypnoAnalyse. Issue des recherches et des théories de plusieurs chercheurs et cliniciens de renom (Wolberg, Lindner, Fromm..), cette science de toujours constitue authentiquement la synthèse du meilleur des deux mondes : d'une part, elle s'inspire de la profondeur investigatrice, du non-dit immanent à nos propos du quotidien, que la psychanalyse classique a appliqué à tout travail psychothérapique entrepris sous son égide, permettant de véritablement cibler la racine même d'où émane très fréquemment la problématique en présence chez le sujet. D'autre part, en utilisant les états modifiés de conscience chers à l'hypnose, nous sommes à même d'éradiquer la charge émotionnelle pathologique présente dans le psychisme, tout en le revitalisant de fulgurante manière, en route vers un rétablissement nettement plus durable et pertinent que les traditionnelles approches de surface (lire ici psychologie populaire, psychiatrie style Mailloux..). Et si nous examinons les préceptes théoriques à la base de ces (cette) présent-e-s discipline-s, nous constatons que nous n'avons point affaire à des pointures juniors : citer Freud et Erickson, c'est en soi déjà une solide armature pragmatique et didactique, en guise de fondation.. Déjà des objections commencent à poindre: la Psychanalyse et l'Hypnose ont pourtant eu plus que leur part de controverse et d'accusations de non-scientificité dans le passé.. Qu'est-ce que cet amalgame procurera de plus aux gens en souffrance ? Nous avons ici le parfait paradoxe démontrant que la somme des deux constituantes est supérieure à chacune d'entre elles prise isolément: car dans un cas comme dans l'autre, nous parlons ici d'une véritable spécialisation de recherche et de traitement concernant exclusivement l'inconscient, c'est-à-dire là d'où origine tout mal-être intime. Et puisque la cure psychanalytique est réputée nécessiter un laps de temps basiquement considérable, l'intervention sous hypnose permettra conséquemment d'envisager une nette amélioration du temps de thérapie requis, permettant d'investiguer les zones d'ombre potentielles entourant la problématique travaillée, d'ainsi réduire les temps morts de façon marquée, tout en ouvrant la porte à un traitement concerté nettement plus pénétrant et efficace que le simple talking-cure originel... Que le père de la psychanalyse ait lui-même été un piètre hypnothérapeute passe.. Sauf que de systématiquement ostraciser cette approche pour de pitoyables questions d'intellectualisme propres aux réunions malheureusement très (trop..) nombrilistes de nos belles associations psychanalytiques relève de la pure aberration.. Il suffit de garder à l'esprit que l'extraordinaire rigueur d'application du père de l'hypnose contemporaine, Milton H. Erickson, répond déjà en soi d'éloquente façon à ce type d'objection vide. Car ce qui devrait, n'est-ce pas, tenir lieu de priorité psychothérapeutique, c'est bien plutôt l'autonomie que nous devons fondamentalement permettre au patient de reconquérir en un temps raisonnable (quelques semaines, voire quelques mois, tout au plus..), au lieu de l'attiser dans une démarche tenant plus de la philosophie que de la thérapie, ou plutôt même d'un capitalisme déplacé et fat inhérent aux 'analystes' s'énorgueillissant d'être des purs et durs, respectueux de l'esprit de 1896. Purs, par orgueil.. Durs, par vanité.. Mais très certainement pourris en tant qu'êtres humains au service de leurs semblables.
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