Solitude

par Jacques Lemay, étudiant de 1er cycle

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Dans la période du temps des fêtes, on parle beaucoup de solitude. À la suite du visionnement d'une émission de télé, et du témoignage de diverses personnes sur la solitude et l'amour, j'ai eu envie de vous partager un point de vue bien personnel sur la chose.

D'après les commentaires que j'entends de la plupart des gens, la solitude est synonyme de manque, de trou à combler ou encore de vide intérieur. Ça peut être vécu de la sorte et sembler vrai à cause de nos perceptions vis-à-vis de cet état. La solitude est donc un état, un sentiment, une façon de sentir ou de ressentir les choses.

On peut transformer, si on le veut, notre ressenti face à tout cela. Le manque peut devenir richesse, le trou à combler ou le vide intérieur peut évoluer en "place vacante pour l'abondance".

La solitude est probablement l'un des éléments très importants de l'apprentissage de soi. Avoir un mal-être dans la solitude signifie que l'on est pas bien avec Soi, et plutôt que de l'apprivoiser, de s'aimer, et d'occuper soi-même notre place intérieure, nous cherchons à l'extérieur ce qui pourrait apaiser notre souffrance. Là est l'erreur: la plénitude doit essentiellement venir de l' intérieur.

La solitude fait souvent référence à "ne pas avoir quelqu'un avec qui partager sa vie". On se sent isolé, inutile, on aimerait avoir une personne avec qui partager sa journée, ses nuits, la tendresse, l'amour, mais on ne s'avoue peut-être pas vouloir partager ses peines, ses peurs, ses angoisses, trouver dans l'autre quelqu'un qui nous rassure et sur qui l'on peut compter.

Pour certaines personnes, les échecs amoureux les retranchent dans la solitude, par peur de revivre la même déception encore et encore.

Mais pourquoi sommes-nous déçus ?
Parce que nos attentes n'ont pas été comblées.

Aujourd'hui, on parle beaucoup de zoothérapie. Beaucoup de personnes seules ou âgées ont un animal domestique. Observez la relation qu'elles ont avec leur petit animal; c'est souvent le plus beau, le plus fin, le plus attentif, c'est une source de joie dans leur vie.. Et quand l'animal est malade, on le soigne. Le chien perd ses poils, bouffe les chaussures, le chat fait ses griffes sur le divan du salon, on les aime quand même. Dans beaucoup de cas, la relation entre maître et animal se termine à la mort de ce dernier. J'ai même souvent entendu que les animaux sont plus fins que les êtres humains. Je crois que c'est l'amour qu'on leur porte qui est plus fin, donc différent. Cet amour, il est inconditionnel. Et c'est ça qui fait la différence..

Je crois aussi que si on aimait sa blonde ou son chum comme on aime son chat ou son chien, sans attente, d'une manière inconditionnelle, il y aurait de fortes chances pour que les relations amoureuses durent beaucoup plus longtemps.

Et tout ceci nous ramène à Soi. Car dans tout type de relation, que ce soit amical, au travail ou avec l'amour de sa vie, si on est pas bien avec soi, on ne peut pas être bien avec les autres. On peut se sentir seul en couple comme en groupe, et je crois que c'est bien pire qu'être seul seul.

Nous existons par nous-même. Le seul fait d'être né(e) mérite d'être célébré. Mais nous ne voulons pas le reconnaître. Le travail à faire est de changer notre perception de la solitude, à modifier cette solitude en une "faveur qui nous est faite" pour être en intimité avec soi-même. À se donner du plaisir et à s'aimer, à se dé-couvrir et à se réaliser.

À partir du moment où notre solitude sera apprivoisée, qu'elle deviendra un contact intime avec Soi, nos relations avec le monde changeront. Sans attente, nous ne serons pas déçu et, surtout, nous saurons que nous pouvons compter sur nous-même dans n'importe quelle situation. On arrêtera alors d'attendre que l'extérieur comble nos besoins, et nous serons ainsi en plein contact avec notre propre force intérieure, cette force qui habite chacun de nous, et que très peu ont découvert !

Trouvez cette valeur intrinsèque, et ne l'oubliez jamais.




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